Comment prendre du recul par rapport au travail ? 3 façons de se positionner dans un projet pour voir les choses autrement.

Dans cet article, je vais vous expliquer comment je fais au quotidien pour comprendre comment prendre du recul par rapport au travail que je réalise. Vous verrez que chaque façon de se positionner peut parfois être pertinente dans une situation, et moins dans une autre.

À vous de choisir celle qui vous correspond le plus au moment présent !

S’il y a bien une chose que l’on peut chercher constamment lorsque l’on réalise quelque chose,

C’est l’avis des autres.

Pourquoi ? Justement pour prendre du recul !

Comment prendre du recul par rapport au travail ? 3 façons de se positionner dans un projet pour voir les choses autrement.

Car le recul est un outil indispensable à appliquer pour avancer dans un projet.

La prise de recul nous permet :

  • De trouver de nouvelles idées.
  • D’améliorer ce que l’on est en train de faire en identifiant les points d’amélioration.
  • D’ouvrir de nouvelles perspectives de réalisation.
  • De comprendre les points faibles de notre projet.
  • D’anticiper certains types de réaction.

Bref, la prise de recul dans un projet est une étape cruciale.

Dans le processus créatif, cette phase de prise de recul s’appelle l’incubation.

C’est lors de l’incubation, lorsqu’on décide de faire une pause,

Que les idées vont devenir NOS idées.

Le truc, c’est que nous ne sommes pas très habitué.e.s à considérer une pause comme un moment important…

Au contraire, la pause est souvent vue comme futile, opposée aux phases d’action utiles,

Alors qu’elles sont COMPLÉMENTAIRES !

On pourrait parler du principe de Pareto des 80/20.

Mais il est plus question ici de comprendre que les phases d’action ne peuvent pas fonctionner correctement si l’on ne respecte les phases de pauses.

Quand on essaye d’aller trop vite, certains symptômes apparaissent :

  • La procrastination.
  • L’envie de copier-coller ce que l’on a vu ailleurs.
  • Faire du déjà-vu.
  • On vous dit qu’il manque un truc.
  • On n’arrive pas à distinguer les nuances.

Je me souviens dans un séminaire que j’ai coanimé avec une coach,

Dans une des étapes du déroulé, on devait guider le groupe vers un moment de pause volontaire !

On ne parlait pas d’une pause café,

Non, là on parlait réellement d’une pause pour ne rien faire…

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Imaginez la tête des personnes qui ont payées le séminaire pour leur dire qu’on allait finalement prendre un temps pour ne rien faire…

Prendre un temps pour ne rien faire ou être dans la dépense improductive comme dirait Georges bataille dans son livre La notion de dépense, c’est par exemple :

  • Aller à une expo.
  • Aller voir un film.
  • Regarder autour de soi.
  • Discuter autour d’un verre.
  • Lire des histoires.
  • Jouer à un jeu de société.
  • Feuilleter des magazines.
  • Regarder une série.
  • Méditer.
  • Prendre une douche.
  • Faire du sport.
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Vous remarquerez que toutes ces activités sont en réalité très loin d’être des moments où l’on ne fait rien…

Ce sont, par contre, des moments où l’on ne produit rien !

Et c’est là toute la différence !

La seule chose qui peut produire H24 c’est une machine.

Bien que l’on compare souvent notre propre corps à une machine,

Il n’en reste pas moins vivant, avec des besoins bien particuliers.

Dont le fait de se détendre et de se divertir.

On pourrait aussi parler de lâcher-prise,

Mais je ne suis pas très à l’aise avec ce terme qui, finalement, n’a pas vraiment d’objectif clair, si ce n’est celui de revenir au calme.

Pour les perfectionnistes, l’idée ici serait de comprendre l’intérêt de revenir au calme :

Grâce aux pauses, vous atteindrez plus facilement vos objectifs liés à votre désir d’excellence.

Comment prendre du recul par rapport au travail : Les 3 positionnements que j’utilise au quotidien pour réussir à voir les choses autrement !

Positionnement N°1 : Se placer à l’arrêt.

De la même manière que vous avez besoin de vous arrêter pour remplir votre voiture d’essence lors d’un trajet,

Vous devez prendre l’habitude dès aujourd’hui de vous mettre à l’arrêt quand c’est nécessaire.

Il est nécessaire de vous mettre à l’arrêt lorsque vous sentez que :

  • Votre corps vous dit stop ! (fatigue, colère, maux de tête, crispation, stress…).
  • Quand vous n’arrivez plus à avancer.
  • Quand vous êtes sur le point d’abandonner.
  • Quand vous sentez que l’intérêt n’est plus là.

Cette liste est bien évidemment non exhaustive.

Car elle dépend de chaque personne.

Aussi, j’aime utiliser l’image du parfum :

Si vous sentez votre parfum trop longtemps,

Alors vous ne sentirez plus rien.

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Vous avez dans ce cas besoin de faire une pause pour, de nouveau, pouvoir profiter de l’odeur du parfum.

Il en est de même avec vos projets.

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai continué à faire les choses alors que je n’en avais plus envie…

Résultat des courses je me dégoutais à chaque fois de mon activité…

Et je n’éprouvais plus aucun plaisir à réaliser ce que je faisais !

Et c’était regrettable, car lorsque le cœur n’est plus là,

On grille notre réserve d’énergie pour payer la facture plus tard !

Et ça peut couter très cher !


Positionnement N°2 : Se placer devant.

Nous avons vu que la première position pour savoir comment prendre du recul par rapport au travail était de se mettre à l’arrêt pour prendre le temps de faire une pause et de se recharger.

Le deuxième positionnement dont j’aimerais vous parler est celui de se placer « devant » son projet.

Ce que j’entends par devant, c’est que vous n’êtes plus dedans,

Avec des phases actives et de repos,

Mais bien devant, à pouvoir l’observer sous tous les angles, à pouvoir le modeler comme vous le souhaitez.

De cette manière, vous changez le rapport que vous avez avec votre projet :

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Il devient une matière que vous pouvez juger de loin, sans pour autant devoir avancer dessus pour construire autre chose.

La notion de maquette prend ici tout son sens !

De la même manière que vous manipuliez un jouet, une représentation miniature d’un volume,

Vous pouvez manipuler votre projet pour l’observer sous tous les angles :

  • Avez-vous pensé à regarder en dessous ?
  • Quel côté préférez-vous ?
  • Y a-t-il un dessus plus solide que le dessous ?
  • Si j’appuie ici, que se passera-t-il ?

J’ai conscience que ce que je dis peut paraitre abstrait.

Alors prenons un exemple concret ;

Supposons que vous êtes en train de travailler sur l’écriture d’un article :

  • Si je regarde mon article du dessus, je vois qu’il ne s’adresse pas à tout le monde.
  • Sur le côté droit je vois les solutions que je présente.
  • Sur le côté gauche, je vois les problèmes que je soulève.
  • En dessous je vois toutes les ressources que j’ai utilisées.

Maintenant je peux donc observer si chaque angle de vue est, à mes yeux, correctement construit ou non.

Mais surtout m’amuser pourquoi pas à tordre mon article pour me dire « si je l’écrivais pour quelqu’un qui n’est pas concerné par le projet, à quoi ressemblerait-il ? ».

Vous allez ainsi forcer votre cerveau à prendre du recul pour trouver de nouveaux angles d’attaque pour avancer !


Positionnement N°3 : Se placer en dehors.

Nous avons vu que la deuxième position pour comprendre comment prendre du recul par rapport au travail était de se placer devant votre projet en l’imaginant comme un cube avec lequel vous pouvez jouer.

Nous allons maintenant parler d’un autre angle de vue intéressant :

Celui de se placer dehors.

C’est-à-dire loin du projet, pourquoi pas le dos tourné quand vous ne le voyez plus.

Et où les autres pourraient le voir !

C’est donc ici le moment parfait pour aller demander l’avis des autres :

  • Que penses-tu de ma dernière réalisation ?
  • Je bloque sur cet aspect du projet, qu’est-ce que tu y vois toi ?
  • Je ne sais plus par où continuer, as-tu une idée ?
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Vous pouvez vous servir de l’avis de l’autre personne comme d’un véritable miroir !

Grâce à cette personne, vous vous autorisez d’une part à vous éloigner de votre projet, pour ensuite l’appréhender d’une autre façon, avec d’autres yeux.

Mais rappelez-vous aussi que demander l’avis d’une personne ne peut pas se faire si votre projet n’est pas assez solide.

Au début du projet notamment, vous prendrez le risque de vous voir dépossédé.e de votre idée…

Commencez donc par les positionnements 1 et 2 avant d’utiliser celui-ci !

À chaque fois que je commence un projet,

J’attends toujours au moins 1 mois avant d’en parler à une personne extérieure.

Parce que je sais que si je dévoile tout trop vite,

Les personnes ne vont pas se gêner pour détruire, même sans faire exprès, tout ce que j’ai mis en place.

Et c’est normal, car les interlocuteur.trice.s pensent bien faire en étant le.la plus franc.he possible…

Mais malheureusement pour vous, ce n’est pas toujours très constructif dans ce cas…

Faites attention donc au stade où vous en êtes pour prendre du recul avec votre projet grâce aux regards extérieurs.


Voilà ! Vous savez à présent comment prendre du recul par rapport au travail en adoptant l’un des trois positionnements proposés !

Merci d’avoir lu cet article jusqu’ici.

Si ce contenu vous a intéressé, n’hésitez pas à aller voir mon article pour savoir comment argumenter une idée en 3 étapes.

Vous pouvez également consulter la chaine YouTube pour plus de conseils en vidéo.

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Comment réussir à manager un projet créatif ? Les 4 leçons que j’ai retenues de mes 2 semaines de workshop avec des étudiant.e.s.

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Dans cet article, je vais vous expliquer ce que j’ai retenu des 2 workshops que j’ai encadrés dernièrement afin de comprendre comment réussir à manager un projet créatif.

En décembre 2021 et en janvier 2022, j’ai eu l’honneur d’encadrer, en tant que designer, 2 workshop avec des étudant.e.s de l’école CY-École de Design.

Pour le premier, l’école était en partenariat avec la ville de Chartres. Les 18 étudiant.e.s devaient re-questionner l’idée de la création d’une Halle des Savoirs-Faire au sein de la ville, ou en périphérie.

Pour le deuxième, les étudiant.e.s étaient invité.e.s à concevoir la scénographie de la journée portes ouvertes pour l’année 2022.

Deux projets dans lesquels chaque étudiant.e.s allait pouvoir proposer ses idées et expérimenter les solutions.

Pourtant, l’un dans d’entre eux a davantage retenu mon attention : Le deuxième pour la scénographie.

Non pas parce que le sujet était plus intéressant, ou bien que l’ambiance était plus sympa.

Mais bien parce que je me suis retrouvé face à un challenge beaucoup plus haut !

En effet, pour réaliser une scénographie, bon nombre d’éléments importants sont à prendre en compte :

  • La signalétique,
  • Le parcours,
  • Le mobilier,
  • L’ambiance lumineuse et sonore,

Tant de différentes dimensions à conjuguer et à harmoniser pour donner quelque chose de cohérent.

Comment faire en sorte que tous les aspects du projet soient pris en charge sans que personne ne se marche dessus et que l’engagement de chacun.e soit présent ?

Voilà la question que je me suis posé.

Et pour y répondre, j’ai dû attendre la fin du projet et me rendre compte que je ne m’en étais pas si mal sorti !

On a réussi ensemble à faire quelque chose de complet.

Et même s’il manquait encore quelques approfondissements,

Le projet était dessiné.

Pour comprendre les coulisses de ce que j’ai appliqué,

Comment réussir à manager un projet créatif ? Avec l'aide de Corinne Landais, le management devient un jeu d'enfant !

J’ai fait appel à l’incroyable Corinne Landais, spécialiste en management.

Quand je lui ai raconté mon expérience, elle m’a tout de suite indiqué 4 outils que j’avais mis en place (sans forcément m’en rendre compte…).

J’ai décidé, via cet article, de vous partager les grandes lignes de notre discussion.

Comment réussir à manager un projet créatif : Les 4 piliers pour être sûr.e que votre projet se déroule bien.

Pilier N°1 : La reformulation.

Le premier pilier dont j’aimerais vous parler est celui de la reformulation.

Le principe de ce pilier est extrêmement simple :

  • Vous écoutez ce que les participant.e.s ont à vous partager : leurs intentions, leurs idées, leurs façons de voir les choses.
  • Vous repérez dans ce qu’ils.elles disent les points qui vous paraissent intéressants.
  • Vous les exprimez, d’une façon différente, les points que vous avez repérés pour mettre en lumière naturellement les éléments importants.
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En faisant cela, vous permettez à la personne en face de vous de voir les choses autrement et vous validez ensemble la proposition.

Un exemple tout bête qu’il s’est produit pendant l’aventure,

C’était celui de travailler sur les espaces annexes du projet de scénographie.

Autrement dit, de travailler sur les couloirs, les entrées, les espaces servants…

Le groupe qui se chargeait de ces espaces était au début fixé sur l’objectif de s’occuper à la fois des grands espaces principaux ET des espaces annexes.

En avançant dans le projet, les personnes en charge de cette mission avaient d’abord naturellement commencé à travailler sur ces espaces secondaires.

En discutant, elles se sont rendus compte qu’en réalité, leur projet concernerait uniquement les espaces annexes et pas les grands espaces.

Et à partir de ce moment-là, les choses ont pu se concrétiser.

Leur mission était claire et définie.


Pilier N°2 : Le cadre ouvert.

Nous avons vu dans la première partie que le premier pilier à respecter pour savoir comment réussir à manager un projet créatif était de reformuler les propositions des participant.e.s pour mettre plus facilement en lumière les propos intéressants.

Le deuxième avec lequel il faut être attenti.f.ve, c’est le fait de réussir à conjuguer deux éléments pourtant opposés :

  • Le cadre.
  • Et l’ouverture.
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C’est une des boussoles que décrit Corinne dans son livre « Créactiver en entreprise ».

L’idée ici, c’est de réussir à alterner les phases où l’on recentre le propos des participant.e.s,

Et celles où on les laisse explorer d’autres possibilités imaginatives.

En créant ce rythme, vous permettrez à la fois :

  • De faire comprendre aux participant.e.s les pistes qui valent le coup d’être développées.
  • De faire en sorte que les idées ne sortent pas du sujet principal, ce qui ferait perdre du temps aux participant.e.s.

Et c’est exactement ce que l’on recherche dans ces cas : de l’autonomie et de la précision.


Pilier N°3 : Faire confiance au process.

Nous avons que le pilier précédent pour savoir comment réussir à manager un projet créatif était de jouer avec cette contradiction cadre/ouverture.

Parlons à présent du troisième pilier : Celui de faire confiance au process.

Pourquoi me direz-vous ?

Eh bien parce qu’à chaque fois que vous allez devoir prendre une décision,

C’est le process qui va venir soutenir votre position.

Si votre processus vous dit de suivre telles ou telles étapes, alors vous pouvez rester en confiance.

Attention, cela ne veut pas dire que vous n’avez pas le droit d’être souple dans votre manière de manager le projet !

Cela veut simplement dire que parfois, il faut savoir lâcher-prise et arrêter de désirer contrôler le résultat.

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Car non, vous ne pouvez pas tout le temps contrôler tout ce qu’il se passe.

Et heureusement !

Car ce sont souvent dans ces phases de « non-contrôle » que les personnes vont pouvoir réellement investir leurs personnes dans le projet en question.

C’est souvent le principal problème lorsqu’on essaye de stimuler la créativité des particpant.e.s :

Comment les amener à trouver des solutions qui leur correspondent et qui leur plaisent ?

Vous pouvez donc amener les personnes à suivre un processus précis.

Pour ensuite, lâcher-prise avec celui et observer ce qu’il se passe.

Si la situation tourne dans une direction qui ne semble pas cohérente,

Il vous suffira d’utiliser le premier pilier !


Pilier N°4 : Il ne sait pas qu’il ne sait pas / Il sait qu’il ne sait pas.

Nous avons vu que le pilier précédent pour savoir comment réussir à manager un projet créatif était le fait de faire confiance au process que vous avez décidé d’appliquer.

Cependant, dans certains cas, les participant.e.s pourront aussi ne pas vouloir suivre le process que vous leur avez proposé.

Dans ces cas-là il est nécessaire de comprendre une chose :

Malgré les efforts que vous fournirez pour créer un cadre ouvert, pour reformuler ou pour proposer le meilleur process,

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Les personnes qui ne savent pas qu’elles ne savent pas auront tendance à croire qu’elles suivent le bon chemin.

Et c’est très embêtant !

Car vous voyez les participant.e.s se diriger vers l’erreur.

Mais vous ne pouvez rien faire.

C’est en ce sens que la pédagogie de l’erreur est indispensable à mettre en route :

Faire des erreurs doit être OK !

Car parfois, certains esprits ont besoin de vivre leurs erreurs pour passer du « je ne sais pas que je ne sais pas » au « je sais que je ne sais pas ».

Le deuxième cas est un terrain fertile dans lequel la remise en question deviendra une vraie force !

Allons-y alors pour les erreurs et profitons de ces moments pour comprendre que malgré l’expérience, on doit continuer de savoir qu’on ne sait pas.


Voilà ! Vous savez à présent grâce à ces 4 leçons comment réussir à manager un projet créatif !

Merci d’avoir lu cet article jusqu’ici.

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Comment exposer un projet ? Le protocole en 3 étapes clés qui vous permettra de partager sereinement vos projets à un public.

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Dans cet article je vais vous expliquer comment exposer un projet, et cela, peu importe sa nature, pour qu’il soit reçu par un public de la meilleure des manières.

Un projet, comme je l’ai expliqué dans cet article, c’est « Une entreprise temporaire ayant pour objectifs de créer un produit, service ou résultat unique. »

Nous n’allons donc pas spécifiquement parler de projet artistique dans cet article, mais bien d’un projet de manière générale.

Que ce soit pour parler de vos dernières productions visuelles, ou pour présenter les premières ébauches de votre livre,

L’outil pour exposer vos réflexions sera toujours le même : La communication.

Qu’il s’agisse de collègues ou d’amis, le fait d’être clair et précis avec vos intentions n’a jamais été aussi important !

Car tout le monde aime comprendre ce qu’on lui expose !

Il n’y a qu’a regardé la manière dont l’art contemporain est accueilli : la plupart des personnes sont gênées par le fait de ne pas saisir l’intention de l’artiste.

C’est très frustrant.

L’idée n’est pas de tout donner tout cuit dans le bec.

Mais alors comment être sûr que je suis sur le bon chemin et que mes idées sont compréhensibles par le public que j’ai en face de moi ?

Nous devons être en capacité de communiquer efficacement nos idées, nos intentions au risque que notre travail ne soit pas bien reçu.

C’est pourquoi j’ai regroupé ici les 3 étapes principales à suivre pour être certain.e que votre projet puisse être communiqué de la bonne manière.

Comment exposer un projet ? Les 3 étapes clés pour la bonne compréhension de vos idées.

ÉTAPE 1 : Préparer un bon dossier

Cette étape ne vous surprendra pas.

Il est extrêmement important de créer un bon dossier visuel, numérique ou sur papier, pour exposer, maintenant ou plus tard, vos idées.

Le problème, c’est que notre dossier doit remplir un certain nombre de critères avant d’être validé :

  • Est-ce que ce que j’ai écrit est clair et lisible ?
  • Y’a-t-il un bon équilibre entre images et textes ?
  • Y-a-t-il des doublons ?
  • Est-ce que le scénario tient la route ?
  • Ne suis-je pas hors-sujet sur certains aspects ?

Un élément essentiel à prendre en compte lorsque vous créez votre dossier : C’est l’histoire que vous racontez.

Comment exposer un projet ? Le dossier de votre projet doit raconter une histoire !

Lorsque j’interviens dans une école ou dans un séminaire, il y a toujours une différence notable entre les groupes qui racontent une histoire, et ceux qui n’en racontent pas.

La raison est simple :

  • Le groupe qui raconte une histoire nous embarque, on a envie de connaitre la suite de l’aventure.
  • Le groupe qui ne raconte pas d’histoire ne créé pas d’interaction : l’attention du public risque de se perdre.

Car le piège principal est bien là : perdre l’attention de son public.

il n’y a rien de pire que de présenter son projet pendant que tout le monde s’endort.

Vous devez inclure un rythme dans votre dossier.

Les choses doivent se suivre logiquement et doivent marquer les esprits.

La seule manière pour cela : c’est d’utiliser le récit.

À chaque fois que j’ai mis de côté cette notion dans mes projets, tout paraissait bancale…

Car oui, en plus d’apporter de l’inattendu pour garder l’attention, le récit donne l’impression que vous avez réfléchi votre projet.

Il vous apporte une sécurité et une base solide pour pouvoir ensuite vous exprimer librement.

Sans récit, j’avais l’impression de raconter n’importe quoi, que tout partait dans tous les sens alors que j’avais pourtant travaillé mon propos !

Et c’est regrettable.

Car l’idée est bien de faire valoir votre travail, pas de le saboter.

Aussi, nous verrons dans un prochain article les étapes fondamentales à inclure dans un autre type de processus : celui du design.


ÉTAPE 2 : Trouver un lieu

Nous avons vu dans l’étape précédente comment exposer un projet avec un dossier que nous avons réfléchi de manière à raconter une histoire en utilisant le récit.

Nous allons maintenant parler d’une étape extrêmement importante pour faire en sorte que votre public comprenne le mieux possible le propos que vous soutenez.

Le lieu.

Vous avez sous le bras votre dossier, vous êtes prêt.e à l’exposer.

Problème : vous vous retrouvez dans une salle horrible avec du bruit et beaucoup trop de lumière pour projeter une image.

Le lieu va saboter votre travail et ne soutiendra pas votre propos.

Le lieu à une importance CAPITALE dans l’exposition de votre projet.

Je ne dirai pas que c’est la moitié de l’importance, mais on y est presque !

Comment pouvons-nous parler sérieusement alors que l’environnement extérieur sollicite notre attention en permanence ?

C’est impossible.

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Prenez donc de l’avance et réfléchissez bien au lieu dans lequel vous voulez exposer votre propos.

Je me souviens d’un dossier que j’avais dû présenter devant des étudiant.e.s.

J’étais dans une salle ouverte, avec d’autres étudiant.e.s à côté qui ne faisaient pas partie de mon groupe.

Au bout d’un certain moment, l’autre groupe avait terminé son cours.

Impossible pour moi ici de garder l’attention de mes étudiant.e.s alors que d’autres pouvaient prendre une pause.

Heureusement j’ai pu ensuite reprendre leur attention pour finir ce que j’avais à dire.

C’était moins une.

Mais le lieu avait joué clairement joué en ma défaveur.

Alors pensez-y : Réfléchissez au lieu de présentation, car c’est un allié de taille qui vous aiderait à exposer votre travail.


ÉTAPE 3 : Savoir parler de son travail

Vous avez créé un beau dossier, et vous avez trouvé la salle pour exposer efficacement votre travail.

Problème : Vous n’avez pas eu le temps de vous entrainer à l’oral…

Généralement ici, nous pouvons identifier deux types de personnes :

  • Les personnes qui pourront improviser et qui, limite, réussirons mieux, de cette manière, à parler de leur projet.
  • Les personnes qui vont vite commencer à paniquer, car tout n’est pas encore bien calé et que c’est un gros risque de tout faire foirer.

Les deux types de réaction sont totalement légitimes.

À vous de savoir dans quelle team vous vous identifiez.

Car en fonction de ça, vos besoins ne sont pas les mêmes !

Si vous avez besoin que tout soit bien calé, alors tout doit être bien calé.

Si vous avez besoin de garder des espaces d’improvisation, alors vous devez vous écouter.

Ce n’est pas pour rien qu’en théâtre on retrouve aussi ces deux types de jeu : L’impro et le classique.

Et encore ! Quand on regarde de plus près, l’improvisation n’est certainement pas un jeu de hasard !

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Il y a des techniques à maitriser, des exercices à réaliser pour s’entrainer.

J’ai accompagné ma sœur l’autre jour dans une librairie, car elle avait besoin de trouver un texte pour sa pièce (elle est comédienne).

En attendant j’ai regardé autour de moi les livres qui étaient là.

Et je suis tombé sur un livre d’improvisation théâtrale.

Je suis littéralement tombé des nus lorsque j’ai vu les tonnes d’exercices à maitriser pour réussir son improvisation.

Et il est bien là le raccourci : Une bonne improvisation cache en réalité beaucoup de préparations !

Vous n’iriez pas sur scène, devant un public, sans avoir travaillé votre texte ?

Eh bien, c’est pareil pour votre projet : On doit s’entrainer !

  • Vous devez réciter devant une personne, comme à l’école, le texte que vous avez préparé.
  • Vous devez trouver les mots-clés qui définissent votre travail.
  • Vous devez trouver des références, des personnes qui ont déjà réalisées des choses similaires pour situer votre projet.
  • Vous devez prendre du plaisir en parlant de vos recherches.

C’est uniquement de cette manière que vous réussirez à comprendre comment exposer un projet de manière fluide, intelligible et avec succès auprès d’un public.


Voilà ! Vous savez à présent comment bien exposer un projet en étant sûr.e que celui-ci soit bien reçu par un public !

Merci d’avoir lu cet article jusqu’ici.

Si ce contenu vous a intéressé, n’hésitez pas à aller voir mon article pour savoir comment argumenter une idée en 3 étapes.

Vous pouvez également consulter la chaine YouTube.

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Comment bien démarrer son projet ? Les 3 questions à se poser en amont pour être sûr.e que votre projet se concrétise

Comment définir les objectifs d'un projet ? Image de couverture avec une personne travaillant sur son ordinateur.

Dans cet article, je vais t’expliquer comment bien démarrer son projet en te donnant les 3 questions que je me pose tout le temps en amont pour savoir si celui-ci a des chances de se réaliser, et cela, peu importe la nature de celui-ci.

Un projet, par définition c’est :

« Une entreprise temporaire ayant pour objectifs de créer un produit, service ou résultat unique.« *

*Définition donnée à l’époque par ma prof de management de projet

Seulement voilà, pour réussir à créer un produit, un service ou un résultat unique, on ne peut pas seulement se dire qu’on va y aller et attendre sagement que le projet se réalise.

Sur la route, nous allons nous heurter à bon nombre d’obstacles, de contradictions et d’avis divergents.

La plupart de ces challenges sont, la majorité du temps, incontrôlables et inattendus.

On doit faire avec le moment venu et trouver des solutions rapidement pour continuer à avancer.

Or, comment pouvons-nous savoir à l’avance si un projet à des chances de se réaliser alors que nous ne pouvons pas anticiper tous les évènements que nous rencontrerons sur le chemin ?

J’ai tenté dans cet article de réunir les 3 questions, qui sont pour moi indispensables, à se poser en amont pour être un minimum sûr.e que votre investissement en vaille la peine.

Si vous répondez oui à toutes ces questions, alors cela signifie que, peu importe le problème que vous rencontrerez sur votre route, vous aurez la force de continuer.

Car c’est bien ça qui compte : CONTINUER !!

Je vais maintenant partager avec vous le questionnaire, que j’utilise tout le temps ,pour comment démarrer un projet.


Comment bien démarrer son projet d’un projet ? Le questionnaire que je vous recommande :

Première question : Quelles sont les raisons qui vous poussent à démarrer ce projet ?

On ne le dira jamais assez, mais il est absolument primordial de vous poser dans un endroit, seul.e, et de faire le point sur ce qui vous anime vous et pas sur ce qu’on attend de vous !

Il peut y avoir plusieurs types de motivations tels que :

  • Pour répondre à la demande d’un patron ou d’un prof
  • Pour gagner de l’argent
  • Pour changer les habitudes des gens
  • Pour être reconnu.e
  • Pour donner votre vision des choses
  • Pour vous amuser

Il n’est pas question ici de porter de jugement sur la nature de ces raisons : Elles sont les vôtres.

Vous avez le droit de faire les choses simplement parce que vous en avez envie.

Soyez plutôt attenti.f.ve.s à la destination de ces motivations !

Car il faut bien distinguer celles qui auront un intérêt pour vous, de celles qui n’en auront aucun.

Si vous vous lancez dans un projet qui n’a rien à vous apporter plus tard,

Alors c’est déjà presque perdu d’avance.

Se retrouver seul.e au début pour comprendre comment bien démarrer son projet sans prendre le risque de le voir s'écrouler au fil du temps

Se retrouver seul.e au début pour comprendre comment bien démarrer son projet sans prendre le risque de le voir s’écrouler au fil du temps.

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai cherché à faire correspondre les motivations de mes projets au bon vouloir d’un prof ou d’une autre personne.

Le problème quand j’ai commencé à faire ça, c’est que je ne réalisais plus mes projets pour moi, mais d’abord pour quelqu’un d’autre.

Or, même si l’on a des client.e.s ou une institution en demande, les projets doivent toujours partir de notre esprit, de notre volonté.

Nos idées sont toujours et d’abord les nôtres.

Il est donc essentiel de comprendre qu’il faut, dans un premier temps, faire le point avec vous-même, sur ce qui vous motive vraiment, avant de commencer à remplir des objectifs pour les autres.


Deuxième question : Si vous échouez au cours du processus, serez-vous prêt.e à le continuer quand même ?

Le mot « échouez » dans cette deuxième question est très fort.

Ce que j’entends par là, c’est plutôt de vous imaginer en train de d’ouvrir votre boite mail, et de vous rendre compte en ouvrant le premier mail, qu’une des personnes avec qui vous aviez envie de travailler, se retire finalement dudit projet.

Quelle serait votre réaction dans ce cas ?

  • Vous éprouveriez de la colère et l’envie de tout balancer
  • Vous baisseriez les bras tout de suite
  • Vous envisageriez de contacter une autre personne en espérant que celle-ci soit plus fiable
  • Vous reverriez votre planning et improviseriez

Il n’y a ici, aucune bonne solution en fin de compte…

La seule chose qui importe : C’est de continuer !

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Avoir un espace de travail confortable peut aussi vous motiver à continuer

Nous avons vu dans la première question comment bien démarrer son projet en analysant les destinations de nos motivations.

Et que l’une des façons d’avoir envie de continuer, c’est que le projet nous concerne directement par ce qu’il peut nous apporter.

Ici, je vous conseille, en plus, d’avoir toujours en tête le résultat magnifique que votre projet proposera une fois qu’il sera abouti.

Je me rappelle une fois, lorsque je faisais du théâtre.

Une semaine avant la représentation finale, sur la pièce que nous avions travaillée toute l’année, un des comédiens nous lâche.

Au début, c’était la panique.

On se demandait ce qui était le mieux : tout laisser tomber (sachant qu’il avait un rôle assez important) ou bien continuer.

Nous avons évidemment choisi la deuxième option : celle de continuer malgré cet imprévu de dernière minute.

Le problème pour continuer, c’est qu’on devait TOUT réadapter.

C’est-à-dire qu’on devait changer la vision finale que nous avions envisagée du projet.

La représentation a finalement eu lieu.

Et nous avons pu prendre du plaisir à jouer cette pièce qui nous avait demandé tant de travail.

Tout le monde était heureux.euse du résultat, d’avoir vécu cette expérience.

Cette anecdote vaut pour ton projet : Quand quelqu’un viendra te dire qu’il le trouve bancal, seras-tu prêt à continuer malgré tout ?

Si la réponse et oui, alors tu peux passer à la troisième et dernière question.


Troisième question : Avez-vous réellement envie de réaliser ce projet ?

Alors attention, ici on parle bien d’envie et non pas de devoir.

Quelle est la différence entre les deux ?

C’est simple :

  • Le devoir vient du mental : On est capable de beaucoup de chose grâce au mental (comme se lever tous les jours à 5h30, supporter les critiques de son patron sans jamais rien dire, aller à la salle de sport malgré la fatigue et le mauvais temps) mais on ne peut pas utiliser cette énergie indéfiniment. Au bout d’un certain temps, notre corps nous rappellera à l’ordre.
  • L’envie vient du cœur : Quand on est dans cette vibe, tout nous parait simple. Nous n’avons pas besoin de forcer pour faire quoi que ce soit : malgré tout, si vous avez envie d’aller faire un peu de sport, rien ne pourra vous retenir, car vous êtes animé par le cœur.

Il est très important de faire cette distinction dans vos projets.

Également dans les objectifs que vous établissez.

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Quand une personne est animée par le cœur, ça se voit tout de suite…

Certains ne pourront être animés que par le mental.

Dans mon cas, il s’agirait d’un truc comme l’administratif.

Mais pour le reste :

  • Parler de son projet aux autres
  • Construire sa présentation
  • Aller aux rendez-vous
  • Défendre vos idées devant un public
  • Communiquer sur la valeur de celui-ci

Il sera plus qu’indispensable de solliciter l’énergie du cœur.

Car si vous ne croyez pas en ce que vous dites ou faites, personne n’y croira à votre place.

Soyez honnête envers vous-même et vérifiez si vous n’êtes pas en train de faire ce projet uniquement parce que quelqu’un vous l’a gentillement demandé.

Ou vous a simplement dit que cela aurait un impact positif sur votre carrière.

Que ce projet pourrait vous rendre riche !

Ne tombez pas dans ce piège,

Je suis bien placé pour vous dire ça…

Car pendant mes études, et même après, je me suis souvent menti au sujet de la volonté que j’avais pour réaliser tel ou tel projet.

Parfois, j’arrivais même à être super investi dans des projets qui ne m’intéressaient pas du tout…

Le problème en faisant cela, c’est que je n’arrivais pas à être heureux avec ce que je venais d’accomplir.

Résultat, j’essayais de faire encore un maximum de projets, car je pensais que c’était un problème de quantité et qu’il fallait en faire plus !

Mais en réalité, c’était surtout un problème de qualité.

Alors certes il y avait aussi le cadre professionnel ou scolaire :

On ne peut pas tout le temps avoir ce qu’on veut dans ces moments-là.

Mais pourtant, quand on fait ça, on se rapproche dangereusement d’une croyance limitante :

Celle de penser que l’on n’est pas capable d’être heureux alors qu’on a des beaux projets.

Il devient alors plus qu’indispensable de repenser la façon dont nous envisageons chaque « beau projet ».

Pour être sûr que nous sommes réellement connecté.e.s à ce que nous faisons.

D’ailleurs, sachez que vous pouvez transformer n’importe quel projet afin que celui-ci vous intéresse réellement !

Pour cela, il suffit simplement changer votre angle de vu.

Mais nous verrons cela dans un prochain article.


Voilà ! Vous savez à présent comment bien démarrer son projet en étant sûr.e que celui-ci aboutisse !

Merci d’avoir lu cet article jusqu’ici.

Si ce contenu vous a intéressé, n’hésitez pas à aller voir mon article pour savoir comment argumenter une idée en 3 étapes.

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